CÔTE D’IVOIRE – Une journée chez Simone Gbagbo : « je sais que c’est vous Claude Dassé »

Un peu plus d’un mois après sa sortie de prison, Simone Gbabgo est toujours l’objet de nombreuses visites.

 

La résidence privée de l’ex-couple présidentiel ivoirien ne désemplit pas. Ce jeudi 13 septembre 2018, nous faisons partie des hommes et femmes qui se bousculent pour voir l’ex Première dame. Nous passons par son assistante Bintou Ouattara qui planifie et coordonne tous les rendez-vous. Avec un calepin dans la main, elle règle le temps de passage de chaque visiteur, après un rendez-vous pris à l’avance. « Vous allez devoir attendre, patienter. Je ferai tout mon possible pour que vous puissiez la voir, mais comprenez que ce n’est pas facile. Je vous appellerai », rassure la jeune dame, le sourire aux lèvres, au moment de nous faire asseoir sous le préau de la concession.

 

Après avoir déjà honoré en ce début de matinée de nombreuses audiences, Simone Gbgagbo recevait une délégation de sympathisants du Front populaire ivoirien (FPI) venue l’ouest et du nord du pays, puis des guides religieux. Mais la liste est encore très longue. Alors, nous patientons. Il nous est servi, ainsi qu’aux autres visiteurs assis sous les tentes, de la boisson non alcoolisée et de l’eau minérale. Nous apercevons, entre autres, au rang des visiteurs qui affluent, Maurice Lorougnon, l’artiste Séri Wassia, connue sous le pseudonyme de La Wass.

 

L’auteure du célèbre titre ‘’L’Amour n’a pas de frontière’’, l’un des tubes de l’année 1988 en Côte d’Ivoire qui réside désormais en France, fait savoir qu’elle est venue spécialement de l’Hexagone pour rencontrer l’épouse du président Laurent Gbagbo : « Je suis arrivée de Paris voilà deux semaines et je retourne la semaine prochaine. Je veux voir Simone Gbagbo et lui exprimer toute ma compassion pour ce qu’elle a enduré durant ses sept années de détention, mais surtout, lui exprimer mon admiration pour son courage politique. Le premier rendez-vous pris pour la rencontrer date d’un peu plus d’une semaine et malheureusement, je n’ai pas pu la voir ce jour là, parce que j’avais accusé un retard. Aujourd’hui, je suis donc venue plus tôt pour être reçue par elle. Quelle que soit l’heure, je vais attendre ». Et pendant ce temps, sans répit, Simone Gbagbo continue de recevoir : une délégation de femmes, des responsables de la société civile, des leaders associatifs et ses inconditionnels originaires du centre-est de la Côte d’Ivoire. La nuit commence à tomber….

 

Lorsqu’elle nous reçoit enfin dans son salon, entouré de sa garde rapprochée, nous constatons que l’ex Première dame, ne perd pas le sourire, malgré la fatigue qu’elle tente de dissimuler. Nous fermons le ballet des visiteurs du jour. Sous le crépitement des flashs, lorsque nous nous présentons à Simone Gbagbo, pendant la chaleureuse poignée de mains, nous profitons pour rappeler la demande d’interview déjà adressée à son assistante. Simone Gbagbo répond : « Oui, je sais que c’est vous Claude Dassé. Pour l’interview que vous avez demandée, on va remettre cela pour une prochaine fois. Je vous le promets. On va voir cela avec Bintou Ouattara ».

 

Ainsi prenait fin sous le coup de 19 heures 27 minutes, ma longue journée chez l’ex Première dame de Côte d’Ivoire, ce jeudi 13 septembre 2018, chez l’ex-première dame de Côte d’Ivoire prend à 19 heures 27 minutes.

 

Claude Dassé

 

 

Source : http://www.afrikipresse.fr

 

Afriki Presse

 

 

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