CÔTE D’IVOIRE: Gbagbo dit que Ouattara a volé la place de Bédié au 2nd tour en 2010, Navigué (Fpi) et Issa Koné (Pdci) d’accord, Dah Sansan (Rdr)dénonce

Laurent Gbagbo dans la seconde version de son livre , réaffirme avec plus de détails, que c’est le candidat Henri Konan Bédié qui devait être qualifié pour le second tour à la présidentielle de 2010. Navigué (Fpi) et Issa Koné (Pdci) disent être d’accord et confirment. Dah Sansan (Rdr) dénonce.

[ Koné Issa membre du bureau politique du  Pdci-Rda : « Gbagbo n’a fait que dire ce que tout le monde savait » ] 

 

Ça c’est une vérité.  Que Gbagbo l’ait  dit ou pas, nous les militants du Pdci-Rda savions que le président Bédié est arrivé devant Alassane Ouattara avec plus de 600 milles voix. Nous savions tous que la 3ème place n’était pas la sienne. Donc Gbagbo n’a fait que dire ce que tout le monde savait. Nous avons été spoliés de plus de 600 milles voix, ce qui nous a placés à la 3ème place. Je suis d’avis de ce  que  le président Gbagbo a dit. Tous les militants du Pdci-Rda  sont d’accord avec lui.

 

[ Dah Sansan : « Pour nous, au Rdr, nous étions en 1ère position  » ] 

 

Je voulais dire qu’il est totalement impossible d’empêcher une personne de s’exprimer et de dire tout ce qu’il a envie  de dire. Mais nous pensons que c’est un débat totalement dépassé, parce que Gbagbo lui-même était candidat, et rien ne l’empêchait  en ce moment, de dire ce qu’il appelle aujourd’hui vérité. Je voudrais dire qu’il faut que les gens apprennent à être responsable. Quelqu’un qui a été président ne peut pas se compromettre jusqu’à ce point. Pour moi, c’est un sujet sans intérêt. Nous avons fini avec tous ces débats-là. Ce n’est pas parce qu’aujourd’hui l’on est coincé, qu’on va être  en train d’inventer n’importe quelle histoire. Cela ne fait pas sérieux, l’Afrique n’a pas besoin  de ça, la Côte d’Ivoire n’a besoin de ça. Apprenons une fois à être responsable et à mieux orienter les débats. De vous à moi, vous étiez en Côte d’Ivoire, vous étiez peut-être majeurs à cette époque-là. Moi qui suis militant du Rdr, je m’explique très mal que le Rdr ne soit pas 1er. aux élections de 2010. Pour nous, au Rdr, nous étions  en 1ère position. C’est à cause de la fraude que nous-nous sommes retrouvés en 2ème position. Donc dans tous les cas, le Rdr ne pouvait jamais, je dis bien jamais se retrouver à la 3ème place. Pourquoi il ne dit pas ça aussi. Il aurait aussi pu dire que honnêtement, aux élections de 2010, le Rdr est arrivé 1er, le Pdci 2ème et le Fpi 3ème. C’était plus cohérent. Comme je vous l’ai dit, c’est un débat aujourd’hui qui est sans intérêt. Dire que Bédié aurait gagné en 2010 et que c’est sous la pression qu’il aurait cédé, c’est sans importance. Ce n’est même pas sérieux de la part de son auteur, ni  de n’importe quel autre acteur politique qui  chercherait à faire profit d’une telle déclaration. Ce sont de simples allégations venues d’une personne peu crédible parce vous comprenez,  que la situation dans laquelle se trouve Laurent Gbagbo l’oblige à dire n’importe quoi et c’est ce qu’il est en train de dire en ce moment et il est prêt  à tout dire aujourd’hui. Le schéma de tout sauf Ouattara qui est en train de se dégager aujourd’hui, l’on peut aussi comprendre que dans une stratégie politique, il faut monter les uns et les autres contre le président Ouattara. Nous, nous restons très sereins, très lucides, et nous sommes convaincus que depuis 2010, le Rdr a mené un bon combat, et ce bon combat lui permet aujourd’hui de réaliser des ouvrages au profit des populations Ivoiriennes. La Côte d’Ivoire se porte aujourd’hui très bien  avec le président Alassane Ouattara  et je crois que c’est le débat qui a lieu d’être mené.

 

 

[ Konaté Navigué : «  C’est  quelque chose que nous tous nous savions en 2010 » ]

 

C’est  vrai que je n’ai pas encore lu l’œuvre et il serait dans ce cas difficile d’analyser des bouts de phrases.  Mais c’est quelque chose que nous tous nous savions en 2010, Gbagbo nous l’avait dit déjà. Ce sont des choses que nous savions, ce n’est  pas nouveau, il n’a fait que formaliser  ce que les uns et les autres savaient déjà. En tout état de cause, chaque acteur devra tirer des leçons de ça et faire en sorte qu’en 2020 le vainqueur soit celui qui aura été choisi dans la paix. La Côte d’Ivoire n’a plus besoin de violence. Elle a besoin de paix et  de stabilité  pour le bonheur de son peuple.

 

[ Les propos exacts de Laurent Gbagbo ]

 

« J’ai dit à la Procureur qu’il était primordial de savoir qui avait gagné les élections de 2010 en Côte d’Ivoire. Sans réponse à cette question, comment déterminer qui était le premier responsable des troubles et des crimes qui se sont ensuivis ? On m’a dit que là n’était pas la question ; alors que c’est la question fondamentale. En vérité, en octobre 2010, dès le premier tour, je savais que Ouattara était arrivé troisième, et qu’il ne pourrait donc pas participer au second tour. Des gens du   PDCI, le parti d’Henri Konan Bédié- qui était donc deuxième- venaient me voir et passaient des messages. J’ai appelé Bernard Ehni, ( lire Ehui, suite à une erreur dans le livre Ndlr ) un proche de Bédié, qui est depuis devenu un ambassadeur au Ghana. Il y avait eu beaucoup de fraudes et d’irrégularités. Ehni ( lire Ehui , Ndlr ) m’a dit : « j’étais avec Bédié toute la soirée, on a travaillé. Je t’appelle demain.». Bien sûr, il était question que Bédié conteste officiellement. Il ne l’a finalement fait que le cinquième jour. Trop tard, la réclamation n’est plus recevable. C’était volontaire ; Bédié est non seulement économiste, il est aussi juriste. Il savait ce qu’il faisait. Il a cédé aux pressions de la France, et à son portefeuille… Après, tout n’a été qu’une mise en scène pour justifier mon éviction violente. J’avais demandé le recomptage des voix sous contrôle international, mais le matériel électoral avait été détruit pour rendre impossible toute vérification. Barack Obama m’a envoyé Raïla Odinga, le Premier ministre du Kenya, qui est de la même ethnie que le père d’Obama. Le message consistait à me demander de me retirer… Il n’y a jamais eu que cette volonté-là : me chasser ».

 

T.A.B avec IB 

 

 

Source : http://www.lintelligentdabidjan.info

 

L’intelligent d’Abidjan (Côte d’Ivoire)

 
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