FRANCE – Immigration : les expulsions ont coûté à l’Etat 500 millions d’euros en 2018

Les expulsions des étrangers en situation irrégulière coûtent à l’Etat français un demi-milliard d’euros. C’est ce qui ressort d’une enquête menée par Le Parisien et publiée ce 5 juin

 

 

Les expulsions des étrangers en situation irrégulière de la France coûtent excessivement cher  à l’Etat. C’est en effet ce que révèle une enquête publiée par Le Parisien qui s’est basé sur un rapport parlementaire. En effet, rien qu’en 2018, les expulsions ont coûté à l’Etat français 500 millions d’euros.

Selon Le Parisien, contrairement à ce que pensent beaucoup de Français, les expulsions forcées coûtent plus de six fois plus cher qu’un retour aidé dans le pays d’origine. « En moyenne, 13 800 euros contre 2 500 euros. Nos voisins européens sont nombreux à favoriser les retours aidés », note Le Parisien.

Dans son article, le média français présente des chiffres inédits. Ainsi, l’on apprend que le coût d’un retour forcé est estimé à 13 794 euros, le contrôle et l’interpellation (hors outre-mer) coûtent à l’Etat 551 euros, la procédure en préfecture est estimée à 818 euros, la surveillance en centre de rétention administrative est évaluée à 5 710 euros, les frais de dépense et de condamnation s’élèvent à 1 104 euros, les frais de justice sont estimés à 3 429 euros, l’éloignement (frais de personnel et frais aériens) est estimé à 1 235 euros.

 

« 330 000 étrangers en situation irrégulière en France »

 

Le Parisien note que le total des retours aidés en France métropole et outre-mer sont estimés à 10 676 cas. Le coût moyen d’un retour aidé s’élève à 2 509 euros. L’hébergement en CPAR (Centre de Préparation au Retour) coûte à l’Etat 669 euros, les transports coûtent à l’Etat 541 euros, le pécule est estimé à 898 euros. A cela s’ajoutent 945 euros pour les aides à la réinsertion.

Dans son article, Le Parisien a cité le top 5 des éloignements forcés. Ainsi, l’Albanie arrive en tête avec 2 112 cas, la Roumanie occupe la seconde place avec 1 909 cas. L’Algérie occupe la troisième place avec 1 525 cas et est suivie du Maroc qui compte 1 161 cas. Le Soudan arrive en 5ème position avec 872 cas. Pour rappel, la France compte 330 000 étrangers en situation irrégulière et 33 960 cas d’éloignements forcés en 2018.

 

Par Cheikh DIENG

 

 

Source: http://lecourrier-du-soir.com

 

Le Courrier du Soir (France)

 

 

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