NIGER: Tout le monde doit se mettre au pas derrière le Président Noma…

 

 

Depuis vendredi après-midi, le siège national du parti Lumana Africa est occupé par les agents de sécurité, sollicités en urgence par le président par intérim légitime du parti, M. Oumarou Noma. En effet, des rebelles anarchistes voulaient occuper les lieux pour « introniser » leur marionnette.

 

Or, à la suite de l’ordonnance n°114/19 du tribunal de grande instance hors classe de Niamey en date du 26 juillet 2019, M. NomaOumarou est le seul qui peut  agir au nom et pour le compte du parti Lumana Africa en tant que président par intérim.

 

Cette ordonnance ayant rendu nulle et de nul effet la décision prise par le Président Hama Amadou, le 19 juillet 2019 à Cotonou.Et tout le monde doit se mettre au pas derrière le président Noma, jusqu’à la tenue du Congrès du parti, prévu officiellement, selon le président Noma, le 4 août prochain à Dosso.

Suite à l’ordonnance n°114/19 du TGI/HC/NY en date du 26 juillet 2019, M. Noma Oumarou est le Président par intérim du parti Lumana Africa jusqu’au prochain congrès car il est désormais le seul qui a la qualité d’agir, légalement, au nom et pour le compte du parti. Il lui appartient, donc, de convoquer et de diriger les réunions ordinaires du bureau politique national. Toute réunion du bureau politique national qui n’est pas de son fait est nulle et de nul effet.

La réunion « constatant la démission d’office du président Noma et qui désigne à l’unanimité un autre président par intérim » est donc nulle et de nul effet d’autant plus que M. Noma Oumarou, en sa qualité du président par intérim a reporté ladite réunion à une date ultérieure au regard du contexte agité que connaît le bureau politique national de Lumana ces dernières 48h.

En tant que président par intérim, il lui revient, légalement, d’assumer ses responsabilités afin de contenir la rébellion de certains membres du bureau politique national car la « réunion illégale de certains membres du bureau politique national » relève tout simplement d’une rébellion.

 

Qu’il soit clair, pour tous, dorénavant, l’ex président Hama Amadou, étant déchu de la présidence du parti, suite à un constat, aura du mal à faire prospérer un appel d’une ordonnance se fondant sur l’arrêt n°31/17 du 13/03/2017 de la Cour d’appel de Niamey, ledit arrêt étant devenu une décision judiciaire définitive.

 

Dans tous les cas l’ordonnance n°114/19 du 26/07/2019 n’a fait que constater la déchéance de M. Hama Amadou de la présidence du parti à la suite de sa condamnation à 1 an d’emprisonnement par arrêt n°31/17 de la Cour d’appel de Niamey tout en tirant les conséquences de droit, l’exercice de droit d’appel ne semble pas être approprié en pareilles circonstances mais s’il y a des membres du bureau politique national, en dehors du président par intérim et du président déchu du parti,  qui ont qualité pour le faire, ils peuvent l’exercer.

 

 

Il revient maintenant aux ultras du parti de mettre leur excès de colère de côté et de s’activer pour prendre part au Congrès ; car tout retard dans la tenue de ce Congrès risquerait de coûter trop cher à Lumana et ce serait dommage pour la démocratie nigérienne.

 

Par Namalka Bozari (Web Contributeur) Tamtaminfo News

 

 

 

Source :http://www.tamtaminfo.com

 

Tam Tam Info (Niger)

 

 

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