BURKINA – Procès du putsch manqué: le verdict attendu pour le lundi 2 septembre

Débuté le 27 février 2018, le verdict du procès du putsch manqué de septembre 2015 est attendu pour le lundi 2 septembre prochain à 10 heures. Après donc plus de 18 mois de débats contradictoires, les 84 accusés connaîtront en principe leur sort ce jour.

 

 

Ce lundi 26 août 2019, le tribunal a énuméré les questions auxquelles, il apportera des réponses au cours du délibéré final. Entre autres, la chambre de première instance, au vu des preuves et des débats menés durant le procès, répondra par oui ou par non aux questions suivantes :

-L’accusé est-il coupable des faits d’attentat à la sûreté de l’État ?

-L’accusé est-il coupable en connaissance de cause d’avoir aidé ou assisté le général Gilbert Diendéré dans les faits d’attentat à la sûreté de l’État ?

-L’accusé est-il coupable étant Burkinabè d’avoir entretenu une intelligence avec une puissance étrangère ? 

-L’accusé a-t-il fourni de l’aide ou de l’assistance pour des faits de trahison ?

-La dégradation a été faite en bande organisée ?

-Existe-t-il des circonstances atténuantes ?

Pour les avocats de la défense, certaines questions sont à reformuler car l’actuelle formulation est de nature à culpabiliser déjà leurs clients. Mais pour la partie civile et le parquet militaire, cela n’entrave en rien la procédure et aux conclusions que parviendront les juges.

Rendez vous a été pris pour le 2 septembre prochain à 10 heures pour le verdict final de ce procès marathon.

En rappel, 84 personnes, dont 66 militaires et 18 civils, sont poursuivis, entre autres, pour attentat à la sûreté de l’État, meurtre, coups et blessures volontaires, dégradation volontaire de biens appartenant à autrui, trahison, incitation à commettre des actes contraires au règlement et à la discipline militaire, violence et voies de fait sur autrui.  Parmi les 84 accusés, il y a les généraux Gilbert Diendéré et Djibril Bassolé considérés comme les cerveaux présumés du coup de force manqué de septembre 2015. Le procureur militaire avait requis contre eux, la prison à perpétuité.

 

PAR DIMITRI KABORÉ

 

 

Source: http://www.fasozine.com

 

Fasozine (Burkina Faso)

 

 

A lire aussi:

 

BURKINA – Attaques terroristes : éviter la surenchère politicienne

 

BURKINA – Dialogue social: le gouvernement fait appel à l’expertise du BIT

 

BURKINA – Dialogue politique: «C’était un dialogue républicain»

 

BURKINA – Gouvernement-Synd

Commentaires