RDC: Formation du gouvernement et dédoublement de l’AFDC-A : les 10 éléments qui déboutent les frondeurs.

 

 

Alors que le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba poursuit ses consultations pour la formation du premier gouvernement de l’ère FATSHI, présenté comme « l’ère du changement et de l’État de droit », les frondeurs du regroupement politique AFDC-A poursuivent à leur tour leurs manœuvres, avec le soutien de quelques cadres du PPRD (selon le Sénateur Modeste Bahati Lukwebo) pour se tailler une place dans le roc et s’accaparer du quota dédié à ce regroupement auquel le peuple a donné sa confiance avec près de 25% de sièges à l’Assemblée nationale.
Une enquête réalisée par congoreformes.com dégage 10 points qui déboutent les usurpateurs et les dépouillent de tout argument pour prétendre représenter le regroupement AFDC-A :

 

  1. Les listes électorales AFDC-A ont capté plus de 1.200.000 électeurs en tant que regroupement politique de la majorité sortante et non en tant que force de l’opposition. La majorité sortante ayant été reconduite aux affaires par les électeurs, l’AFDC-A a vocation à participer au gouvernement en gestation et non à être précipitée dans l’opposition contre le gré de ses électeurs. C’est aussi cela le respect des principes démocratiques;
  2. L’AFDC-A a pour Président et autorité morale le Professeur Modeste Bahati Lukwebo. C’est lui et lui seul qui a le pouvoir de représenter cette famille politique auprès de ses partenaires. En cas d’empêchement, il peut déléguer son pouvoir à un de ses cadres;
  3. Conformément à l’article 7 de la charte de l’AFDC-A, dûment légalisée, pour être Président du regroupement politique AFDC-A il faut d’abord être Président national de l’AFDC, parti phare du regroupement. C’est à ce titre que le Professeur Bahati, élu et investi président de l’AFDC par le congrès de cette formation politique est devenu d’office le n°1 du regroupement politique AFDC-A;
  4. Le Ministère de l’intérieur a déjà tranché sur cette question au regard de la loi et des documents officiels en sa possession. Il n’y a pas deux AFDC-A. Il en a un seul, celui présidé par le Sénateur Modeste Bahati Lukwebo; ainsi donc, l’AFDC-A étant membre de la majorité parlementaire, il est logique qu’il soit au gouvernement, et seul son Président statutaire a le pouvoir de désigner ses représentants au sein de l’exécutif National ;
  5. Le CNSA, par la bouche de son Président Joseph Olenghankoy et son Rapporteur Valentin VANGI s’est aussi prononcé là-dessus :
    « seule la liste présentée par BAHATI LUKWEBO le Président Statutaire de l’AFDC-A doit être prise en compte;
  6. Même le FCC a reconnu l’AFDC-A dirigée par le Professeur Modeste Bahati, en acceptant de concourir contre le candidat désigné par celle-ci à la présidence du Sénat. En n’ayant fait aucune objection à cette candidature présentée par Placide Mutabunga, Vice-président de l’AFDC-A, le FCC a reconnu officiellement le regroupement AFDC-A de Bahati. Le FCC qui s’est plié devant cette réalité au sénat ne peut pas piéger le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi et son Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba de renier dans la formation du Gouvernement, la légalité et la légitimité de cette formation politique;
  7. Le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a été formel sur la question : il n’y aura plus de débauchage ni de dédoublement des partis politiques sous mon règne. Et il n’est pas évident qu’il se dédise sous quelque pression que ce soit ;
  8. Le Président Tshisekedi dont le parti (UDPS) a été l’une des plus grandes victimes du dédoublement sous les différents régimes passés, est signataire de l’accord de la Saint Sylvestre, qui consacre clairement la fin du dédoublement des partis politiques. Cet accord étant considéré comme le testament Politique du patriarche Étienne Tshisekedi wa Mulumba, il n’est pas envisageable que son fils et héritier politique remette en cause sa signature sur ce consensus politique national du centre interdiocésain;
  9. L’opposition politique qui continue à affirmer que c’est l’ancien chef de l’État Joseph Kabila qui dirige le pays, attend voir si l’actuel Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi sera en mesure d’arbitrer entre la légalité, socle de l’État de droit qui veut que la liste AFDC-A soit présentée par le Sénateur Modeste Bahati Lukwebo son président statutaire, et la volonté politique de la Coordination du FCC qui tient mordicus à se créer son propre leadership de l’AFDC-A qu’elle fait porter à la Députée Nene Nkulu;
  10. Il est clairement établi que les manœuvres de dédoublement de l’AFDC-A sont orchestrées par un groupe de collaborateurs du Président Kabila, décidés d’en découdre avec un Bahati Lukwebo qui dérangerait leurs intérêts personnels par son insoumission. Le Pays et ses autorités ne pourront pas s’inscrire dans la logique d’un conflit personnel au point de l’importer dans les institutions, juste pour la commodité complaisante de quelques individus qui abusent de leurs positions.

 

 

Tous ces éléments portent à croire que nous sommes dans une guerre entre, d’un côté la légalité et la légitimité, et de l’autre, l’usurpation et le règlement des comptes. Au Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi et son Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba d’arbitrer en toute équité.

 

Par Oscar BISIMWA

 

 

Source: https://congoreformes.com

 

Congo Réformes (RD Congo)

 

 

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