NIGER: Non aux partisans des faux débats et des querelles de clocher ! 

 

 «Aucun de nous, en agissant seul, ne peut atteindre le succès.»  Cette citation de  Nelson Mandela est évocatrice de la nécessité de l’union à plusieurs niveaux.

 

Depuis des décennies, dans les différentes régions du monde, les Etats procèdent à des regroupements régionaux et sous-régionaux qui ont pour but de peser de leurs poids dans la mondialisation et faire face aux défis mondiaux.  L’Afrique ne s’est pas soustraite à cette dynamique, mais son poids est négligeable dans la mondialisation. Malgré ses innombrables ressources et ses atouts, elle est à la remorque du reste du monde.

 

On a coutume de dire que le monde est devenu un village commun voire une même famille grâce à la mondialisation et aux technologies de l’information et de la communication. C’est un monde qui donne l’apparence de la volonté des Etats  de vivre dans l’égalité, l’harmonie et la cohésion, mais en réalité, il reste et demeure un monde où la capacité des plus forts à promouvoir leurs intérêts au détriment des plus faibles s’accroît dans les interactions et les échanges.

 

Pour faire face aux défis de son développement, l’Afrique doit inévitablement donner un nouvel élan à son intégration à travers un panafricanisme effectif. Le lancement de de la ZLECAF le 7 juillet 2019 au récent Sommet de l’Union Africaine à Niamey est porteur d’espoir et de développement. Cependant, il y a une impérieuse nécessité pour les différents Etats d’encourager la solidarité entre les peuples et de marquer une rupture avec les mauvaises pratiques et les antivaleurs qui minent la gouvernance. Au demeurant, la compétitivité économique et le bien-vivre ensemble à l’intérieur de chaque État sont des atouts majeurs. La démocratie doit servir de cadre approprié pour y parvenir.

 

Au Niger, nous avons acquis notre processus  démocratique de haute lutte pour amorcer notre développement économique et social. Malheureusement, il est de nos jours dévoyé par certains de nos concitoyens dont les discours et agissements peuvent à la longue constituer un boulet pour sa bonne marche. Ils sont éparpillés dans l’opposition et ses micro-fronts. Au lieu d’être des vrais opposants, des patriotes sincères sur qui le Niger peut compter, ils jouent aux extrémistes, aux confusionnistes et aux démagogues. Il est grand temps qu’ils reviennent aux fondamentaux pour que la démocratie constitue un atout et non un handicap pour notre développement.

 

C’est pourquoi, dans le contexte de notre démocratie et des ambitions que nous devons tous avoir pour notre pays, quelles que soient les contradictions politico-idéologiques entre les différents bords et entre citoyens, les discours inappropriés et les comportements antidémocratiques et extrémistes sont à bannir. Dans le débat démocratique, il faut accorder de l’importance à la pertinence des propos et non à leur virulence.  En outre,  respecter les valeurs qui fondent notre République est un devoir. Nul n’est dispensé de son devoir de faire de notre devise (fraternité, travail, progrès) une réalité de tous les jours. Ce qui est sûr, c’est que les nigériens sont agacés par les partisans des faux débats et des querelles de clocher qui ne peuvent que les distraire et les retarder.

 

Les fossoyeurs de notre démocratie ont intérêt à procéder à une introspection, sinon ils vont se retrouver en marge de la société sans qu’ils ne se rendent compte. La réalité de notre monde  doit interpeller leur conscience pour qu’ils s’inspirent du sérieux des autres afin d’être aussi dans une logique de proposition et de contribution. Ils doivent se rappeler de cette boutade de John Fitzgerald Kennedy : « Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays.” En fait, leur rôle ne peut pas se réduire seulement aux contestations, ils doivent  aussi reconnaître, encourager et accompagner les efforts des autorités pour servir la patrie.

 

Aujourd’hui, en plus de ses ressources humaines et naturelles, notre pays doit pérenniser et mettre à profit les acquis générés par le leadership de notre Président de la République. Grâce à Issoufou Mahamadou , le Niger est un pays consulté et sollicité sur le plan continental et international. Au niveau national, ses huit ans à la magistrature suprême ont prouvé que les Nigériens ont eu raison de lui faire confiance. Ce qui a  aiguisé leur éveil politique. Désormais, pour accorder leurs suffrages, les Nigériens ne vont plus succomber à certaines considérations rétrogrades, à l’utopisme et à la démagogie.

 

Pour mériter leur confiance, il faut comme l’actuel chef de l’Etat, être un bosseur avec un projet de société ou un programme politique cohérent. En effet, le Niger d’aujourd’hui n’est plus dans une navigation à vue. Ce n’est plus une gouvernance faite de tâtonnements et d’improvisations. Nonobstant le contexte international difficile et les défis démographiques, climatiques et sécuritaires, Issoufou Mahamadou a fait des bons choix des politiques publiques et des  réalisations qui placent le Niger en bonne position pour faire face aux défis du développement.

 

La réalité de notre monde impose à l’Afrique d’assurer son développement dans l’unité. Conséquemment, au Niger, nos opinions peuvent diverger, mais nous devons converger vers un objectif commun, celui du progrès pour notre pays.

 

 Zakaria Abdourahaman

 

 

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