BURKINA FASO: «Le gouvernement travaille pour que les élections se tiennent en 2020» (Siméon Sawadogo)

Ce jeudi 28 novembre a eu lieu le traditionnel point de presse du gouvernement. Face aux journalistes : Siméon Sawadogo et Remis Fulgance Dandjinou respectivement ministre en charge de l'Administration territoriale et ministre en charge de la Communication. Les échanges ont porté essentiellement sur la commémoration des festivités du 11-décembre à Tenkodogo et sur le dialogue politique au Burkina Faso.

 

 

En ce qui concerne l’organisation des festivités du 11-décembre à Tenkodogo, le ministre Siméon Sawadogo a fait savoir que le comité national d’organisation « s’active pour accueillir les 5000 défilants ». A l’en croire, cette année, il y aura un défilé civil et militaire avec une connotation de sobriété selon les recommandations du président du Faso qui souhaite que « cette fête soit haut en couleur mais de façon sobre compte tenu de ce que nous vivons ». A ce jour, précise le ministre Siméon Sawadogo, les réalisations des logements sociaux sont à 95% mais, dit-il, la spécificité de la ville de Tenkodogo, c’est que les forces vives se sont organisées pour investir.

Finalement, avance le ministre, pour la région du Centre-est, « nous sommes à 30 milliards de FCFA d’investissement global aussi bien de l’État que ses démembrements ». S’agissant des délais d’exécution des travaux entrant dans le cadre des festivités du 11-décembre, le ministre en charge de l’administration territoriale a indiqué que, « les délais ne suffisent pas aux contractuels de finir les travaux avant la cérémonie ». « A Manga et à Gaoua, on est toujours en train de construire même après le 11 Décembre. Et a Tenkodogo même si les travaux sont à 95% , l’université ne sera pas finie en décembre. Il faut attendre 2020 ou 2021 », a relevé le ministre Sawadogo.

Concernant les réalisations du 11-décembre tournant dans les chefs lieux de régions, le ministre s’est voulu on ne peut plus claire: « les activités ou les réalisations du 11-décembre, ce n’est pas un programme de développement d’une région. Il s’agit de délocaliser la festivité  dans le chef lieu de la région. Maintenant, nous faisons en sorte que la ville qui est chef-lieu puisse être un pool urbain qui va entraîner le développement des autres villes ».

Réagissant aux propos d’un quelconque report des élections de 2020, le ministre a déclaré que, « les élections de 2020 se préparent conformément au consensus qui a été dégagé lors du dialogue politique et conformément aux instructions données par le Premier ministre et le chef de l’État (…) Le gouvernement travaille pour que les élections se tiennent en 2020. Elles auront lieu en 2020. Je ne comprends pas ces réactions. La Céni s’attelle à ce que les élections aient lieu, le gouvernement aussi. Personne n’a signé un document attestant du report des élections. Il faut qu’on arrête ça. Quand on parle, il faut apporter des éléments de preuves » a affirmé le ministre Sawadogo.

Sur les questions sécuritaires, notamment les accords militaires entre la France et le Burkina Faso, le porte-parole du gouvernement, Remis Dandjinou a martelé qu’il n’ya pas d’accords secrets entre le Burkina Faso et la France. « Il y a eu des accords signés en 2015 et reconduits en 2018 par le président du Faso mais pas avec les mêmes termes de contrat. Il y a des discussions qui ont abouti à cette signature », précise le porte-parole.

A la question de savoir s’il n’y a pas un blocage sur l’acquisition des moyens de combat commandés par le Burkina Faso, le ministre Dandjinou a fait savoir « qu’il n’y a pas de blocage d’acquisition d’armement d’un tiers pays contre le Burkina Faso et que l’achat d’armes se fait selon les règles internationales ».

Pour ce qui est de la cartographie peint en rouge par la France, le ministre Dandjinou a laissé entendre que, « les pays parlent à leurs ressortissants donc, ils ont l’obligation de dire à leurs ressortissants ce qu’ils estiment être normal ». « Nous avons le Burkina Faso comme seul espace et que nous avons à travailler pour que la quiétude et la sécurité reviennent partout. On ne peut pas empêcher des acteurs de parler à leur population » a conclu le porte-parole du gouvernement, Remis Fulgance Dandjinou.

 

PAR YLKOHANNO SOMÉ 

 

 

Source: http://www.fasozine.com

 

Fasozine (Burkina Faso)

 

 

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