MALI – Lutte antiterroriste: La COFOP favorable au commandement des FAMA mettant les forces étrangères en seconde ligne

La conférence des présidents de la Coalition des forces patriotiques (COFOP) ont dénoncé la dispersion des chaînes de commandement dans les opérations antiterroristes au nord et centre du pays lors d’une conférence de presse, hier.

 

Une vue des responsable de la COFOP

 

La présence  de l’armée malienne et des trois forces étrangères, notamment la MUNISMA, Barkhane et G5 Sahel,  sur le terrain de la lutte contre le terrorisme n’arrive pas à  contenir les différentes attaques terroristes perpétrées sur le territoire malien.  Cette situation agace la plateforme politique de la COFOP qui dénonce  les massacres odieux au nord et centre du pays.  « Nous estimons que l’inefficacité de la lutte jusqu’ici contre les forces terroristes tient à la dispersion du centre de commandement de nos forces de Défense et de Sécurité avec celui des Forces internationales venues à notre secours », a dénoncé  lors de la conférence des Président de la COFOP, Dr Abdoulaye Sy, qui ajoute que  les forces étrangères venues à la demande du Mali doivent se mettre en seconde ligne dans la chaîne de commandement au cours des opérations antiterroristes.

 

Pour la COFOP,  la mise en place d’un seul centre de commandement de toutes les armées qui luttent contre l’hydre du terrorisme sur l’ensemble du territoire malien suffirait à éradiquer le mal. «  Ce centre de commandement opérationnel devrait agir sous le commandement du Chef d’Etat Major Général des forces armées maliennes », a proposé le conférencier.  Pour cette coalition des partis politiques  de l’opposition signataire de l’accord politique de gouvernance du 2 Mai dernier, un meilleur équipement  et une formation adéquate de l’armée malienne soutenue des forces étrangères mettraient fin aux attaques barbares.

 

Par ailleurs, la COFOP s’est prononcée sur les raisons de sa participation au dialogue national inclusif qui, selon elle, a pour objectif stratégique de fédérer toutes les forces politiques et sociales autour de l’essentiel qui est «  de sauver le Mali ». Ainsi, elle a invité les maliens « à trouver une solution malienne au problème de sécurité, de recouvrer l’intégrité territoire national, à décrisper les tensions sociales en instaurant la cohésion sociale, à amorcer la voie d’une réconciliation des cœurs et à engager des actions salvatrices pour un développement durable du pays ».

 

La coalition des forces patriotiques est une plateforme politique qui se réclame de l’opposition constructive. Elle est composée, selon ses membres, d’une vingtaine de partis politiques et plusieurs associations de la société civile. Elle a signé l’accord politique de gouvernance du 2 mai dernier, ce qui a valu la nomination du président de la convergence pour le développement du Mali, Houssein Amion Guindo, à la tête du département chargé de l’environnement et du développement durable.

 

Siaka DIAMOUTENE

 

 

Maliweb.net (Mali)

 

 

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