MALI : Un dialogue national inclusif sans l’opposition

 

Le président de la République s’est réjoui du fait que le dialogue sera une retrouvaille

 

En première ligne de ceux qui refusent  jusque-là de participer au dialogue national inclusif dont le lancement est prévu, ce samedi,  le front pour la sauvegarde dirigé par le chef de file de l’opposition , Soumaïla Cissé. Le  président IBK avait invité en citant nommément son challenger  des deux dernières présidentielles lors de son adresse à la Nation, du 30 novembre dernier, à participer au DNI.  Le camp de l’opposant a refusé de prendre  « la main tendue » du Chef de l’Etat  lors du dernier virage du train du dialogue national.  Dans un communiqué, le FSD dénonce la démarche du Président IBK qui, selon lui,  « continue de faire  de pure communication politique  sans évaluer  à leur juste mesure les graves enjeux du moment ».

 

L’opposition reproche à IBK d’avoir omis, dans son message du 30 novembre, de mentionner  son souci  « de préserver  l’intérêt général ».  « Nous avons  accepté de tourner  la page  de toutes les violations de la parole donnée et des engagements pris et a par conséquence de participer  de l’atelier de validation des TDR en y développant tous les arguments susceptibles d’en assurer la pleine réussite », a indiqué le FSD dans le communiqué.   Les responsables du FSD soutiennent que ces arguments ont été présentés aux personnes qui  ont voulu jouer les bons offices.  «  Ces contributions ont purement et simplement rejetées sans raison », peut –on  lire dans  le document, qui  déplore le déroulé du DNI en prédisant les finalités : ‘’  une mise en scène ficelée qui est contraire aux  intérêts du Mali’’.  Le FSD  déclare  qu’il ne veut   en aucun cas  «  être complice d’un acte de trahison  envers le peuple Malien » et réitère « son refus de participer au prétendu DNI  ne pourrait apporter aucune solution au dérives d’un pouvoir qui n’est pas conscient de la réalité ».

 

En seconde ligne, la plateforme  ‘’An Ko Mali Dron’’ (nous disons le Mali) présidée par  l’ancien premier ministre Modibo Sidibé et la présidente de l’Adema –Association, Mme Sy Kadidiatou Sow.  Ces partis, mouvements  politiques et  d’organisations de la société civile expliquent les raisons de son non-participation, en arguant  que le processus  du DNI ne réponde pas  aux propositions qu’ils mettent en avant.  En effet,  ce camp  veut  ‘’un exercice démocratique hautement  participatif et inclusif, l’autonomie de l’organisation et la conduite du processus, son caractère souverain avec des recommandations  dont l’application sera contraignante, un processus endogène, le libre choix des sujets et les questions des participants, un processus ascendant, du local au national à tous les citoyens’’.

 

Siaka DIAMOUTENE

 

 

Maliweb.net (Mali)

 

 

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