BENIN: Le coup de gueule du Pr Noudjènoumè suite à la convocation de Buhari, Soglo et Yayi

La convention patriotique des forces de gauche a réagi à la supposée convocation adressée par les conseillers de la cour constitutionnelle à Monsieur Muhammadu Buhari, président de la République Fédérale du Nigéria, aux Messieurs Nicéphore Soglo et Thomas Boni Yayi, tous deux anciens présidents du Bénin. Pour ce creuset politique et syndical, cette convocation est une provocation de plus.

 

Philippe Noudjènoumè, 1er secrétaire général du PCB

 

Par le biais d’un message signé de son  secrétaire exécutif national, la convention des forces de gauche a réagi à la requête déposée par le sieur Alain Diogo contre Boni Yayi, Nicéphore Soglo et Muhammadu Buhari. Faisant suite à ladite requête, les conseillers de la cour constitutionnelle ont convoqué ces personnalités ou leur représentant devant la haute juridiction ce mardi 7 Janvier 2020. En effet, par lettre N° 3111/CC/SG/SGAI  en date de décembre 2019, la Cour Constitutionnelle du Bénin vient de convoquer à comparaître ou à se faire représenter devant elle, les Présidents Boni YAYI, ancien Président de la République du Bénin et Nicéphore Dieudonné SOGLO ancien Président de la République du Bénin « le 07 Janvier 2020 à 9 heures, dans la salle des audiences publiques de la Cour Constitutionnelle, sise au lot 16006, zone A, les Cocotiers, route de l’aéroport, rue attenant à l’hôtel de l’Entente ».

 

Pour la convention des forces de gauche, il n’est pas compréhensible que la haute juridiction ait déclaré recevable le recours contre un Chef d’Etat Etranger et de surcroît en exercice, pour répondre éventuellement d’une action rentrant dans l’exercice de la souveraineté d’Etat. Selon ce regroupement, la conduite de la cour constitutionnelle est « simplement ridicule pour ne pas dire ubuesque ». « Puisque dans le libellé du recours, Le Président Buhari est l’auteur à titre principal de la fermeture de la frontière, le Président Yayi n’en est que co-auteur. De quelle norme constitutionnelle béninoise violée doit répondre un Chef d’Etat étranger et de surcroît en exercice ?!! Quel article de la Constitution a été violé ? » s’interroge la CPFG. Pour Philippe Noudjènoumè, des requêtes du genre émanent de « plaisantin » doivent être simplement déclarées irrecevables et classées sans suite.

 

Pour rappel, le 31 octobre 2019, la Cour constitutionnelle a enregistré un recours en rapport avec la fermeture des frontières nigérianes qui dure depuis plusieurs mois. Dans ledit recours, les anciens présidents du Bénin, Boni Yayi, Nicéphore Dieudonné Soglo et le président nigérian, Muhammadu Buhari sont indexés. Dans le cadre de l’audience de mise en état prévue pour ce mardi 07 janvier 2020, ces différentes personnalités sont donc attendues devant la Haute Juridiction pour être écoutées. Dans son recours, Alain Diogo accuse Boni Yayi et Muhammadu Buhari d’être à l’origine de la fermeture unilatérale des frontières nigérianes. Quant à Nicéphore Soglo, il est accusé d’avoir saboté les dernières élections législatives à polémiques.

 

 Edouard Djogbénou

 

 

Source: http://beninwebtv.com

 

Benin Web TV (Bénin)

 

 

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