Karfa Sira Diallo amène le Black History Month au Bénin pour un plaidoyer sur l’esclavage ce 4 février 2020

 

Karfa Sira Diallo

Mémoires & Partages est une association fondée par le franco-sénégalais Karfa Sira Diallo qui milite depuis 20 ans pour la reconnaissance du rôle de la ville de Bordeaux dans la traite négrière.

L’association porte actuellement un projet de Maison contre les esclavages à Bordeaux, tandis que Monsieur Diallo est sous le coup d’une procédure de justice pour rébellion suite à une action de mobilisation pour débaptiser le quarter de Biarritz – La Négresse – lors du dernier G7.

Depuis 2009, l’association qui est basée à Bordeaux et à Dakar à lancée une campagne pour déclarer la traite des noirs et l’esclavage crimes contre l’humanité.

A l’invitation des Université d’Abomey-Calavi et du Mans, son directeur fondateur sera présent au Bénin pour parler de la mémoire de l’esclavage du 5 au 7 février 2020.

A cette occasion Monsieur Diallo a sollicité Cotonou Creative pour permettre une extension du Black History Month à Cotonou au travers d’un plaidoyer depuis la terre africaine, et particulièrement le Bénin, pour déclarer l’esclavage et la traite des noirs, crimes contre l’humanité.

 

Celui-ci est construit en partenariat avec le centre culturel Artisttik Africa et Bénin Couleurs, ainsi qu’avec l’appui du Ministère du tourisme, de la culture et des arts conscient des enjeux que revêtent les commémorations mémorielles liées à l’esclavage et la traite des noirs pour le pays.

Le 4 février n’est pas une date anodine puisqu’elle correspond à la première abolition française le 4 février 1794. C’était il y a 226 ans, lorsque la Convention entérinait le soulèvement des esclaves survenus en Haïti et ses incidences.

 

 

A l’initiative de la député Christiane Taubira, la France a voté le 21 mai 2001 une loi déclarant l’esclavage et la traite négrières, crimes contre l’humanité.

En Afrique, seul le Sénégal a voté une loi similaire le 5 mai 2010, suite à la campagne de l’association, raison pour laquelle Monsieur Diallo a sollicité une audience auprès des autorités béninoises pour inscrire le pays dans cette espérance d’une réparation historique et symbolique.

C’est pourquoi Monsieur Karfa Diallo effectuera ce plaidoyer le 4 février 2020 – de 16h à 18h – au centre culturel Artisttik Africa.

Il sera accompagné du promoteur culturel Camille Amouro (Bénin) qui évoquera les abolitions sur la Côtes des Esclaves et de Jean Lherisson (Haïti) qui évoquera l’histoire de l’Indépendance d’Haïti.

 

Par S. C.

 

 

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