La patrie avant le parti !

 

Zakaria Abdourahaman

En politique, nous pouvons diverger, mais nous devons finir par converger vers l’essentiel. Dans le débat démocratique, chacun de nous est censé défendre son affiliation, ses positions ou ses choix politiques. Cependant, le militantisme et l’activisme politiques ne doivent pas nous faire perdre de vue le progrès de notre patrie. Notre militantisme, qu’il soit politique, syndical ou associatif doit avoir pour finalité la défense désintéressée des intérêts de notre pays.

Bien sûr que pour certains, seuls comptent les intérêts personnels ; pour eux, il faut n’avoir rien compris de la vie pour ne pas les privilégier. Tandis que pour d’autres, l’intérêt général constitue leur fil conducteur, leur raison d’être pour ainsi dire. Retenons qu’avec de la détermination nous pouvons partir de rien ou de peu pour aboutir à quelque chose de grandiose et d’utile à la société. Les exemples des œuvres qui au départ paraissaient inutiles ou impossibles aux yeux de certains et qui aujourd’hui leur sont profitables grâce à la volonté et le sacrifice de gens engagés sont légion. Nous n’avons d’ailleurs pas besoin d’aller loin, nous pouvons nous limiter au Niger.

C’est vrai que des régimes se sont succédé et chaque régime à fait ce qu’il pouvait, mais en termes de réalisations d’importance socio-économique le programme de Renaissance est de loin le plus éloquent et le plus illustratif. Au moment de sa popularisation, certains l’ont considéré comme une utopie ou une démagogie auxquelles certains politiciens d’une certaine culture les ont habituées.

Au vu de là où nous étions il y a neuf ans de cela et là où nous sommes aujourd’hui, malgré nos contradictions politiques et idéologiques, il faut admettre que le Niger d’aujourd’hui a connu un progrès spectaculaire. Notre pays a changé, il a évolué et c’est tangible. Ici comme ailleurs beaucoup de gens le disent. C’est une réalité incontestable. Malgré les réalisations du programme de la Renaissance, il faut admettre que beaucoup reste à faire. C’est d’ailleurs pourquoi, nonobstant nos contradictions et nos confrontations, le sursaut patriotique nous oblige à capitaliser les acquis de la Renaissance pour faire du Niger un pays qui progresse inexorablement vers son développement économique et social. N’oublions surtout pas quelles que soient nos contradictions, « la patrie passe avant le parti. »

Bientôt, les citoyens vont retourner aux urnes pour choisir librement un autre programme ou projet de société porteurs de progrès parmi ceux qui leur seront éventuellement proposés. Même s’il est à noter que nombreux sont les partis politiques qui n’ont jusque-là jamais proposé de programmes. Au moins, quand viendra le moment des campagnes et des joutes électorales, les militants s’abstiendront de faire usage des flatteries, des diffamations, des invectives et autres diatribes infantiles et ridicules qui frisent le bellicisme. Ils doivent cette fois-ci, élever le niveau du débat pour faire des propositions et des analyses pertinentes et cohérentes capables de prendre en compte les intérêts du peuple que beaucoup ressassent à longueur de journée.

L’un dans l’autre, nos concitoyens finiront par choisir des hommes et des femmes qu’ils estiment fiables et capables pour conduire les destinées du pays pour les prochaines années. Même si l’essentiel de l’éducation civique et politique reste à faire, ces dernières années, les électeurs ont appris à être vigilants dans leurs choix. Parmi ceux qui sollicitent leurs suffrages, ils peuvent distinguer la bonne graine de l’ivraie.

Avec le Programme de Renaissance, le Président Issoufou Mahamadou a sans conteste fait considérablement progresser le Niger. Ce progrès réalisé en si peu de temps, malgré les défis démographique, climatique et sécuritaire doit nous inciter et nous motiver à aller plus loin. La vie est une course à obstacles. Ceci est d’autant plus vrai que quel que soit notre accomplissement du moment, les défis de notre monde doivent nous pousser à plus d’ambitions et d’engagement.

 

Zakaria Abdourahaman

 

 

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