MALI: La Cour Constitutionnelle met en garde contre les appels à la démission du Président IBK

’est sur les antennes des chaines nationales ORTM que le secrétaire général de la Cour constitutionnelle a lu un communiqué mettant en garde les Partis et les mouvements politiques

 

La présidente de la Cour constitutionnelle.

 

Sans ambages, la Cour dit  condamner  les appels à la démission du Chef de l’Etat qu’elle qualifie « des agissements attentatoires à la cohésion sociale »   et des  velléités  qui tentent de mettre en  cause  la forme républicaine et la laïcité de l’Etat.

« La Cour constitutionnelle du Mali …dans sa mission de veille et de garantie juridictionnelle de la Constitution et du fonctionnement régulier des Institutions de la république constate avec regret que des partis politiques et Mouvements, au mépris des dispositions Constitutionnelles, légales et de l’orthodoxie républicaine diffusent sur les réseaux sociaux et les médias : des propos insurrectionnels, subversifs, séditieux appelant à la démission, la première Institution, qu’est le président de la République »,  regrette le communiqué de la  Cour, qui  rappelle aux responsables de  ses partis  et mouvements politiques les dispositions constitutionnelles des articles  24 et 45.

Lesquels  prévoient  d’une part que « Tout citoyen, toute personne habitant le territoire malien a le devoir de respecter en toute circonstance la Constitution », et d’autre part que « les partis politiques ne doivent pas porter atteinte à la sécurité et à l’ordre public, ainsi qu’aux droits et libertés individuels et collectifs, etc. »

Le communiqué de cette haute institution malienne d’évoquer, en outre,  l’article 46 qui stipule que « les partis politiques reconnus coupables d’infractions peuvent encourir les sanctions suivantes : l’avertissement ; la suspension ; la dissolution. »  Et la Cour de clore son communiqué en  engageant  le Gouvernement  « à faire respecter scrupuleusement, sans préjudice des dispositions pénales, les articles de la Constitution sus rappelés et la charte des partis politiques, en ses articles 45 et 46 et l’article 4 de la loi sur les associations ».

Ce bref rappel de la Cour Constitutionnelle  ne semble pas dissuader  le Front pour la sauvegarde de la démocratie, le mouvement Espoir Mali Kura  et la coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’imam Mahmoud Dicko à maintenir leur marche.  Ils disent déjà  informer  le Gouverneur de Bamako de l’organisation d’un grand rassemblement pour le sursaut national qui  aura lieu ce vendredi 05 Juin 2020 sur la place de l’Indépendance.   L’opposition avec à sa tête l’imam Mahmoud Dicko pointe du doigt  la qualité de la gestion du pays sous le régime  du Président Ibrahim Boubacar Kéïta, qu’il qualifie ‘’ d’échec’’ et marquée par la ‘’ la mauvaise gouvernance, l’absence de l’Etat à Kidal, l’insécurité au centre du pays,  les arrestations arbitraires, la corruption, le clientélisme, la gabegie’

 

Siaka DIAMOUTENE

 

 

Maliweb.net (Mali)

 

 

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