BENIN/Communiqué-FJA:Rétablir les chemins de la liberté

Ce mercredi 1er juillet 2020, le Professeur Frédéric Joël AIVO a entamé une nouvelle tournée, à la rencontre de ses compatriotes. Cette fois, l’universitaire engagé pour la restauration de la démocratie a décidé d’aller à la rencontre des rares et téméraires combattants de la liberté de presse qui résistent encore à la censure et au contrat du silence. Dans ses pérégrinations entre Porto Novo et Cotonou, bravant pluie et boue, accompagné de quelques membres de son staff, il est allé à la rencontre des journalistes de Crystal News à Porto Novo, avant d’aller rendre visite,à Cotonou, aux équipes de La Nouvelle Tribune, de Beninwebtv et de Soleil Fm. Faut-il le rappeler, tous ces médias ont subi, chacun à sa manière, la vindicte politique d’un pouvoir décidé à n’imposer que sa seule voix.

 

 

A Porto Novo, première étape de la visite, le Professeur Aïvo a visité Crystal News à Foun-Foun Tokpa. Ce web-média (site d’informations et radios) a été créé par une frange des journalistes de Soleil Fm contraints au silence pour non renouvèlement de convention par la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC). L’objectif était de constater les conditions de vie et de travail de ces journalistes, de leur manifester son soutien, tout en leur demandant de ne jamais abdiquer. Le professeur Aïvo visiblement ému par les conditions dans lesquelles ces journalistes travaillent à Porto Novo s’est adressé à eux en ces termes : «Je salue votre résilience. Vous continuez à faire entendre votre son de cloche au risque de votre vie et de votre confort.». Le Directeur de la radio, Virgile Ahouansè, s’est dit honoré par ce déplacement et l’a assuré de son engagement pour maintenir le flambeau d’une presse libre.

 

«Dans dix mois, une aube nouvelle va se lever dans notre pays»

 

A Cotonou, Joël Aïvo a rendu visite à La Nouvelle Tribune maintenu dans les fers par la même HAAC depuis le 23 mai 2018 et ceci, en dépit d’une décision de justice en date du 15 mai 2019 qui ordonne la levée de la sanction de l’institution de régulation des médias. Ici, il a salué l’indépendance de ce journal qui a résisté dans le temps à toutes les velléités répressives des différents pouvoirs. Après avoir entendu le récit des mésaventures du journal depuis 2018, par la voix du Directeur de la publication, Vincent Foly, il a tenu à témoigner sa solidarité à ce média dont il est l’un des fidèles lecteurs. « Nouvelle Tribune me manque. Vous portez cette croix au nom du pays. En venant ici, je souhaite que le pays n’oublie pas ceux qui se battent pour lui. Ce combat que vous menez pour la liberté d’opinion entre dans le même cadre que celui que je mène», a-t-il tenu à préciser, avant de conclure par  un mot d’espoir : «Dans dix mois, une aube nouvelle va se lever dans notre pays».

Après la Nouvelle Tribune, le Professeur Aïvo a rendu visite au journaliste Ignace Sossou dans sa rédaction à Béninwebtv. Libéré récemment de la prison après avoir purgé une peine privative de liberté de six mois pour avoir publié deux tweets relayant les propos du procureur de la république près le tribunal de première instance de Cotonou, Ignace Sossou est devenu une victime emblématique d’un nouvel ostracisme d’état à l’encontre de ceux dont le devoir est d’informer leur concitoyens. Dans ce contexte devenu périlleux pour les journalistes, Ignace Sossou est un exemple de la résistance à la liquidation de la liberté d’expression au Bénin. Le professeur Aïvo, en lui rendant visite, l’a invité à oublier cette parenthèse douloureuse, et se tourner vers l’avenir, car, a-t-il dit, « la croix qu’il a portée n’est pas la sienne ».

 

«Sans liberté de presse, pas de démocratie. Et le Bénin sans la démocratie n’est plus le Bénin»

 

En fin de soirée, le Professeur Aïvo a rendu visite à Jérôme Kassa, Directeur de Soleil Fm. Il a pris connaissance de l’évolution du dossier de la radio, des possibilités de reprise et des conditions de vie actuelles de la trentaine d’agents de l’entreprise. Ici aussi, il a fait part de sa profonde indignation face à la détermination du pouvoir à broyer tous les médias soucieux de marquer leur indépendance vis-à-vis d’un gouvernement qui, ce faisant, piétine les règles d’un Etat de droit. «Sans liberté de presse, pas de démocratie. Et le Bénin sans la démocratie n’est plus le Bénin», a-t-il conclu.

 

Par/Cellule de Communication.

 

 

Source: http://ladepeche.info

 

La Dépêche (Bénin)

 

 

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