Le Bénin, un pays de « bavards »? Talon dénonce, Me Robert Dossou encourage

Le système éducatif béninois est improductif, car ne générant que de « bavards ». Cette déclaration de Talon, lors de sa tournée nationale de reddition de compte, ne fait pas l’unanimité.

 

 

Alors qu’il est invité le lundi 21 Décembre dernier à une soirée politique organisée par la Fondation Friedrich Ebert, le prédécesseur du président Joseph Djogbénou, à la tête de la cour constitutionnelle, pense plutôt qu’il faut libérer la parole.

 

Pour Me Robert Dossou, puisque c’est de lui qu’il s’agit, « le bavardage » dénoncé par Patrice Talon lors de sa tournée de reddition de compte, loin d’être un handicap pour le développement du Bénin, y contribuera largement.

Aussi, encourage-t-il le bavardage. Selon lui, le bavardage avait permis aux béninois de régler le problème socio-politique de leur pays et, par conséquent, le bavardage est bien utile pour la nation.

 

« Aujourd’hui, nous bavardons et il faut continuer de bavarder. Les bavardages sont utiles, chers universitaires… »

 

Me Robert Dossou

Pour Robert Dossou, il faut continuer de parler. Tant que la chose n’est pas faite, il faut écrire pour décrire la situation telle qu’elle est, pour provoquer les prises de conscience.

Le « bavardage », précise-t-il, a permis aux peuples à toutes les époques d’arriver à de grandes décisions. Grâce aux bavardages, va-t-il insinuer, on est parvenu à l’adoption en 1984 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.

Ce que le président Talon avait dit…

L’une des tares à laquelle le chef d’Etat béninois s’est attaqué, lors de sa tournée nationale, est le système éducatif.

Pour le président de la République, le système éducatif béninois est un problème pour le développement du pays, car la seule compétence qu’il permet aux apprenants d’acquérir est le bavardage stérile.

« Notre système éducatif à tous les niveaux nous a formés au bavardage. C’est ce bavardage qui conduit chaque année de milliers de jeunes au chômage.», avait martelé le chef de l’Etat.

Pour soutenir son diagnostic, Patrice Talon estime qu’aujourd’hui, la grammaire ne propose aucune solution pratique, quant au changement climatique, devenu, par exemple, le problème du siècle.

Mais paradoxalement, constate le numéro 1 béninois, les facultés qui regorgent le plus d’étudiants, sont la FLASH, la faculté de droit et d’économie.

La conséquence, déduit le président de la république, « la jeunesse qui devrait être la solution du développement est devenue un problème pour le développement».

 

 

 

 

Source: http://beninwebtv.com

 

Benin Web TV (Bénin)

 

 

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